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Thierry Buffet, consultant RH,
la richesse humaine en première ligne

thierry buffet b impact

Après avoir été directeur des ressources humaines dans des grosses structures internationales, Thierry Buffet s’est lancé en tant que consultant indépendant RH. Avec son expérience des problématiques RH, il intervient au sein de PME pour accompagner les dirigeants dans leur gestion du personnel.

Il a été directeur des ressources humaines dans des grosses structures internationales pendant plus de 10 ans, puis s’est lancé à son compte depuis 2 ans et demi. Co-fondateur de B-Impact, Thierry Buffet a également aidé Caroline Liby à créer Appart & Sens, dans laquelle il a des parts depuis 2019. Ses semaines se partagent donc entre son activité de consultant RH et celle dans Appart & Sens.

Spécialiste des problématiques RH, il épaule les dirigeants et managers dans leur gestion du personnel, dans des entreprises pouvant aller de 10 à 400 salariés. Son aventure avec Appart & Sens lui a donné le goût de l’entrepreneuriat, ce qui l’a encouragé à fonder B Impact ensuite. Ce cabinet de conseil en management, organisation et stratégie RH a pour axe de travail d’aider à ramener l’humain au cœur des organisations. B-Impact accompagne les dirigeants dans la gestion de leurs équipes et leur offre des solutions opérationnelles pour un management plus coopératif.

Le positif plutôt que la répression

Pour mener à bien ses missions, Thierry Buffet dit travailler “beaucoup sur la coopération, pour prendre des idées et des pratiques adaptables selon le contexte. Par exemple, j’ai la chance d’avoir la pleine confiance d’Appart & Sens, ils sont friands pour que je teste des nouvelles choses”. S’il est aujourd’hui un spécialiste accompli des questions RH, il n’était pourtant pas destiné à faire carrière dans ce secteur.

Passionné de rugby, il envisageait de devenir professeur de sport, mais il n’a pas eu la possibilité de continuer dans ce sens. Il a donc intégré le monde de la formation, un centre de formation, et a rencontré des clients DRH. Retrouvant certaines valeurs communes avec le rugby, notamment l’engagement et l’esprit d’équipe, il a repris ses études pour devenir DRH. “Le fait d’être porté et protégé par son équipe, c’est quelque chose qui me parle. J’ai été bercé là-dedans : collectivement, on va plus loin.

Les attentes changent selon les générations

Dans les entreprises où j’ai opéré, j’ai remarqué que les syndicats ne parlaient des problèmes psycho-sociaux et du mal-être au travail seulement quand ils amenaient des difficultés. C’est comme ça que je me suis intéressé à la qualité de vie au travail. Et puis, souvent, les syndicats acculent les dirigeants et entreprises. Aux RH, on essaie de travailler l’amélioration de la QVT, car on veut traiter ça par le haut et le positif plutôt que par la répression.”

Pour Thierry Buffet, le bien-être au travail de tout un chacun est différent. “Nous n’avons pas besoin des mêmes choses. Certains veulent être seuls tandis que d’autres préfèrent avoir des interactions. Cela diffère selon les générations et les cultures, les attentes changent.”

Des choix qui ne dépendent pas que de l’aspect financier

Le stratégiste RH fait toujours en sorte de rester aligné sur ses valeurs. “Les choix difficiles sont importants et ne doivent pas être conduits que par l’aspect financier”. Lorsqu’il faut licencier, car les résultats financiers sont insuffisants, les choses se corsent. “Ça a été mon déclic. Je voulais accompagner des PME et pas des grands groupes. Et puis, seul, je n’ai pas besoin d’une activité énorme.”

Faire gagner du temps et de la confiance aux managers

Aujourd’hui, ce qui l’épanouit, c’est d’accompagner les dirigeants et managers dans leurs problèmes du quotidien au niveau de leur responsabilité RH et QVT. “J’interviens pour des problèmes techniques, mais, souvent, c’est du problème humain. Il faut accompagner le dirigeant à gérer sa boutique. Je lui fais gagner du temps et de la confiance, et c’est agréable pour lui et pour moi quand il s’agit d’une petite structure.

La période actuelle fournit de bons exemples : “j’accompagne un dirigeant qui a perdu 2 clients pendant le confinement et son CA annuel a chuté de 30%. Nous avons travaillé sur la réduction d’effectif. Nous avons expliqué au personnel pourquoi nous en étions arrivés là, ce qu’on faisait et, surtout, comment nous allions nous organiser après. Souvent, les managers savent répondre aux deux premières questions mais pas à la troisième. Or, elle est importante pour rassurer les salariés restants sur l’avenir.”

La QVT, c’est avant tout fixer des règles

Alors, quels devraient être les objectifs d’une politique RSE ou QVT ? Pour Thierry Buffet, c’est différent pour chacun, et c’est toujours intéressant de savoir où en sont les salariés. “Il faut prendre le pouls, voir ce qui va ou pas, comment on peut améliorer la situation. La prise d’infos est primordiale pour démarrer.”

Aujourd’hui, il souhaite travailler sur l’implication. Tous les salariés n’ont pas les mêmes attentes selon l’âge. Dans une entreprise, il a fait remplir un questionnaire de QVT. Il est apparu que certains avaient froid et avaient du mal à travailler dans ces conditions, tandis que d’autres avaient chaud et venaient en t-shirt. “Nous avons acheté un thermomètre réglé à 21 degrés et l’avons proposé comme nouvelle norme. Plus personne ne se battait ensuite. C’est ça la QVT : fixer des règles.”

L’absentéisme est le premier clignotant à prendre en compte pour mesurer la QVT des salariés. Il faut travailler sur l’absentéisme de courte durée, et c’est par la QVT et la RSE qu’on la réduit. “Si on est content, on fait plus de boulot, et on le fait mieux.” C’est pourquoi le consultant RH préconise de demander régulièrement aux salariés leur avis, afin de suivre les indicateurs.

Les salariés itinérants sont souvent traités à part

En ce qui concerne la solution Trippler, Thierry Buffet reconnaît que les salariés itinérants “se sentent à part et sont souvent traités à part. Mais on ne peut pas inviter tout le monde tout le temps, car ça coûte cher aux entreprises”. Si certains salariés aimeraient être davantage inclus dans la vie de l’entreprise et que leur QVT soit prise en compte, ce n’est pas le cas de tout le monde. “Certains apprécient leur autonomie”, glisse Thierry.

Il faut libérer la parole

Dans tous les cas, Thierry Buffet tient à insister sur un point : “la capacité de s’exprimer et de libérer la parole, c’est la première étape de la QVT. Pouvoir dire que ça ne va pas et être écouté, c’est la base. Il faut donner aux salariés des espaces pour s’exprimer en gardant en tête que certains veulent être acteurs, alors que d’autres non”.

En amenant les salariés à donner leur avis, on les encourage à devenir acteurs des changements qu’ils souhaiteraient voir. “Si c’est un collègue qui met quelque chose en place, on est moins enclins à critiquer, on est plus attentifs. Il faut amener les salariés à s’impliquer, ils seront aussi moins exigeants sur certains points.”

Et de conclure : “il ne faut pas chercher ce qui fonctionne chez les autres, mais faire des tests, travailler en profondeur sur les problématiques et surtout remettre l’humain au cœur”.

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