Céline Gauthier : “On passe les trois quarts de nos vies en intérieur, mais surtout les trois quarts au travail”

Céline Gauthier

En tant que designer végétal, Céline Gauthier a l’habitude d’être sur le terrain. Elle intervient sur place, au milieu des employés. “Mon métier se rapproche du paysagisme, mais à l’intérieur et en zone urbaine”. 

Céline travaille de deux façons différentes : majoritairement avec des entreprises et des collectivités, plus rarement avec des particuliers. “Je peux répondre à leur demande, mais tout le monde ne peut pas se l’offrir, alors c’est plus rare”.

Entre végétalisation et artisanat

Son cœur de métier est proche de celui d’un architecte ou d’un décorateur d’intérieur. Elle identifie les besoins, établit un diagnostic, puis propose un projet au client avant de l’accompagner jusqu’à la réalisation. “C’est un métier large. Je peux travailler autant à l’échelle de l’objet que de l’espace.”

L’objet, ça peut être le choix d’un pot de fleur. “Un pot avec un tissu innovant, déperlant pour que l’eau ne passe pas. Un produit qui est local et fait avec de la fibre réutilisée.” Pour l’espace, elle a eu l’occasion de montrer ses compétences lors du festival “Pile au rendez-vous”, dans le Nord, en 2020.

La designer végétale a en effet travaillé de concert avec d’autres partenaires pour créer un espace ouvert où tout le monde peut s’installer pour profiter du festival. “J’ai fait partie des 3 collaborateurs choisis. J’ai notamment travaillé sur la végétalisation de la structure. Il y avait un enjeu : celui de ne pas mettre trop de poids. J’ai trouvé des végétaux à installer pour respecter cette contrainte.”

Pour un métier avec du sens

Dans son travail, Céline déclare ne pas vouloir proposer du design industriel commercialisé. “Je préfère me rapprocher d’un artisan pour avoir une réponse spécifique à une demande précise.” Un accompagnement sur mesure et personnalisé pour chaque client.

À 28 ans, Céline Gauthier fait partie de la nouvelle génération qui prône la liberté avant tout, même dans le cadre professionnel. Liberté de choisir ses horaires, ses clients, de vivre de sa passion, et surtout de donner du sens à ce qu’elle fait. “Après mon diplôme en développement durable, je ne voulais pas aller en entreprise. Je voulais être indépendante et faire ce que j’aime, pour me lever le matin.”

Quand d’autres finissent par devenir des robots, Céline prône, elle, la nécessité de prendre soin de soi. “Cette nouvelle génération, elle ne veut pas de ‘bullshit job’, d’un métier sans sens. On s’est bien rendu compte que travailler toute sa vie pour profiter à la retraite, ce n’est pas ce qu’on veut.

En phase avec ses valeurs

Aujourd’hui, on entend parfois : ‘le simple fait de mettre des plantes, c’est écologique’, mais non ! De nos jours, en Europe, on fait pousser des plantes de manière très intensive”, déclare-t-elle. Dans le cadre de son travail, Céline utilise des matières naturelles et respectueuses de la nature.

Elle contribue aussi à l’économie circulaire en récupérant des matériaux usés. “Je souhaite aller jusqu’au bout avec mes valeurs.” Sa liberté, elle se l’est assurée en optant pour un statut libéral d’artiste-auteur. “En fait, on peut rentrer dans plein de cases différentes, mais j’ai choisi celui-ci pour me démarquer”, assure-t-elle.

 

Des plantes pour favoriser les échanges sociaux

Son travail consiste également à favoriser les échanges sociaux de manière indirecte. “J’inclus toutes les personnes de l’entreprise dans la réflexion collective. Tout le monde sait pourquoi on fait ça. Souvent, dans une entreprise, installer des plantes est considéré comme du temps perdu, car il faut en assurer l’entretien.

Alors, pour démonter cette vision des choses, elle leur explique qu’au contraire, tout le monde est responsable et peut prendre du temps pour arroser les plantes. “Ils prennent deux minutes pour arroser les plantes, et ils prennent aussi soin d’eux au passage. Cela engendre une réduction des risques psychosociaux.

 

“On a enlevé la nature de nos espaces”


Céline regrette que, souvent, “on mette des plantes juste pour faire joli. On a oublié que notre corps est habitué à être en contact avec la nature. Des études montrent qu’il y a 57% de risques en plus de développer une pathologie mentale si on grandit dans une zone urbaine.

Selon elle, le problème de l’industrialisation et le fait d’avoir enlevé la nature de nos espaces, surtout extérieurs, ont amené à ce résultat. “On passe plus de temps en intérieur qu’en extérieur. On passe notre temps à vivre dans des boîtes. Il faut ramener la nature à nous, renouer avec cette connexion ancestrale qu’on a oublié.”

Céline Gauthier l’affirme : la solution n’est pas de tout raser et de s’installer à la place de la nature, mais bien de se reconnecter avec elle. Elle-même avoue posséder une dizaine de plantes dans les 12 mètres carrés qui composent son bureau. “Poser mon regard dessus m’aide à développer ma créativité et avoir plein d’idées”, affirme-t-elle.

Une approche participative pour améliorer la vie au travail

 

Elle a créé un projet pédagogique qu’elle va présenter dans les écoles. Cette approche participative peut être abordée dès 7 ans. Et le sujet intéresse les enfants. “Ils demandent à parler de plein de choses, notamment de la présence de la nature.

Céline conclut sur le sujet en affirmant que la nouvelle génération est déjà sur le coup. “Sur le climat, on voit bien qu’ils sont déjà activés. Et puis, on passe les trois quarts de nos vies en intérieur, certes, mais surtout les trois quarts de notre vie au travail.” Autant s’y sentir aussi bien que possible !

Une activité de QVT complémentaire à celle de Trippler

Céline Gauthier a été présentée à Cyrille Remacly, fondateur de Trippler, et s’est retrouvée sur un groupe de partage de posts et de réseautage sur WhatsApp. “C’est une petite communauté de soutien où on se donne des conseils, on partage nos articles… À force d’aller voir des articles qui parlaient de QVT et de RSE, j’ai vu qu’on avait un point commun !”, déclare-t-elle.

Elle a tout de suite été séduite par l’idée de Cyrille. “Moi, comme beaucoup de monde, j’ai oublié les salariés itinérants dans le cadre de mon travail. C’est difficile de se mettre à leur place, alors on se retrouve à donner la parole à ceux sur place, mais oublier ceux qui sont loin. Cyrille a trouvé la solution pour leur redonner la parole, pour qu’ils pensent à leur bien-être.”

Ce qu’ils proposent tous les deux est complémentaire. “Nous avons la même vision de la QVT. J’ai souhaité rejoindre son premier échantillon de test, mais en tant qu’itinérants, c’est compliqué de se retrouver à plusieurs pour bosser ensemble. Cyrille m’a fait part de son intérêt pour mon activité.” Peut-être un futur partenariat à sceller ?

 

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